C’est à l’âge de 16 ans que Guy Brunet (1945) commence à écrire ses premiers scénarios (plus de 350 au total) sur des cahiers d’écolier, avant de se consacrer progressivement au dessin. Il emploie d’abord des crayons de couleur pour réaliser ses story-boards. Par la suite, il dessine et peint ses propres affiches de films au verso d’affiches de cinéma héritées de son père, autrefois projectionniste et exploitant d’une petite salle. L’auteur utilise de la peinture employée habituellement pour la construction, qu’il remplace progressivement par de l’acrylique. Enfin, il découpe dans du carton des silhouettes qui représentent une multitude d’actrices, acteurs, réalisateurs et producteurs auxquels il donne chair et voix en les animant devant d’imposants décors créés par lui-même. C’est la dernière étape avant la réalisation du film à proprement parler, tourné en prise directe avec une petite caméra numérique préalablement fixée sur un trépied.
Autodidacte, l’auteur emploie essentiellement des matériaux et des supports de récupération, comme de vieux téléviseurs qu’il démembre pour n’en garder que la carcasse qui servira de boîte à ses décors miniatures, le revers d’affiches de cinéma, ou encore des boîtes cartonnées de chocolat en poudre ou des pochettes de 33 tours.
Tous les sujets et thèmes de ses travaux sont tirés de la culture cinématographique de son enfance, qu’il a intégrée en visionnant quantité de films sur le grand écran du cinéma Le Plaza, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, dont ses parents ont été les gérants entre 1949 et 1961. C’est cette époque à laquelle Guy Brunet redonne vie par amour et nostalgie, car elle a bercé toute sa jeunesse.
Avec la vaste fresque murale qu’il a peinte sur la façade extérieure de sa maison, illustrant sa vision de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, des années 1930 aux années 1960, Guy Brunet marque la frontière entre le monde qui l’entoure – un environnement gris et industriel – et cet univers imaginaire que l’on découvre dès le seuil de sa porte franchi. On entre alors dans une autre dimension, faite de paillettes, de lumière et de couleurs.
L’exposition est accompagnée de films de Guy Brunet et de photographies de Mario Del Curto.
Commissariat : Mario del Curto, photographe, Charles Soubeyran, chercheur indépendant
Une exposition itinérante et co-produite par la Collection de l’Art Brut (Lausanne), le lieu unique (Nantes/ du 13 avril au 29 mai 2016) et les musées du Grand Rodez (automne 2016).
Avec le généreux soutien de la Loterie Romande, de l'association des amis de l'Art Brut, de la Fondation Sandoz et de Retraites Populaires.
L'exposition Guy Brunet réalisateur - Les studios Paravision dans la presse:
"Guy Brunet, l'obstiné", La couleur des jours, juin 2015
"Un cinéma en rêves et en carton", Sortir (Le Temps), 20 mai 2015
"Guy Brunet se fait son cinéma", 24Heures, 3 juin 2015
"Guy Brunet, un cinéma total", La Liberté, 6 juin 2015
"Le Paradis du cinéma à la Collection de l'Art Brut", RTS espace 2, 16 juin 2015
"Une expo et une monographie consacrent l'artiste Guy Brunet", Centre Presse, 16 juin 2015
"Guy Brunet alla Collection de l'Art Brut", RSI, Rete Due, 3 juin 2015
"Mario del Curto, photographe", émission Vertigo, RTS1, 30 juin 2015
"La Collection de l'Art Brut expose la passion cinématographique de Guy Brunet", RTS, 4 juillet 2015
"Les studios Paravisions: Guy Brunet, réalisateur de films", La Dépêche, juin 2015
"La grande illusion", Film bulletin N°5/ 2015
"Guy Brunet sur Les Cahiers du Lot et Arte" , la Dépêche du Midi, 18 août 2015
"Guy Brunet, le cinéma d'une vie", Le Temps, 25 août 2015
"Ende Gut", Neue Zürchwer Zeitung, 12 septembre 2015


