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1844-1919, France
Le terme « Barbus-Müller » est imaginé par Jean Dubuffet et publié dans le premier fascicule l’Art Brut en 1947 pour désigner une série de sculptures élaborées dans de la lave volcanique. En 1939, dix premières sculptures apparaissent sur le marché aux puces, à Paris, dont sept sont acquises par le collectionneur genevois Josef Müller. D’autres pièces émergent en 1945. Dubuffet fait entrer trois pièces dans les collections de la Compagnie de l’Art Brut en 1951. Le pseudonyme qu’il définit se réfère à la fois à la physionomie des personnages – majoritairement avec des barbes – et au nom de famille du collectionneur qui en fut le premier acquéreur.
Durant 80 ans, l’auteur de ces énigmatiques statues reste anonyme. Leur exécution dans de la pierre de lave d’Auvergne empêche d’envisager une provenance océanienne ou d’une autre culture première, malgré de nombreuses conjectures qui ont été proposées au fil du temps. En 2017, suite à la découverte de l’image ci-dessous, Bruno Montpied amorce une enquête minutieuse qui lui permet, preuves à l’appui, de révéler l’auteur de ces énigmatiques sculptures. Il s’agit d’Antoine Rabany, dit « le zouave », né en 1844 et décédé le 2 janvier 1919. Les sculptures proviennent de Chambon-sur-Lac, dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne.
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Gustavo Giacosa, Pascale Jeanneret, Sarah Lombardi, et al.,
Anonymes, Lausanne, Antipodes/ Collection de l’Art Brut, 2021, 180 pages.
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En relation avec l'auteur·rice
Le musée expose en permanence une partie de sa collection, notamment des créations d’autrices et d’auteurs majeur∙e∙s comme Aloïse Corbaz, Augustin Lesage, Marguerite Sirvins et Auguste Walla. Les oeuvres d’Art Brut sont réalisées par des autodidactes. Solitaires, personnes vivant en marge de la société, patient·e·s d’hôpitaux psychiatriques, elles et ils créent à l’écart de la tradition et des modes artistiques, sans se préoccuper de la critique du public ni du regard d’autrui.
Tous les jours de 10h à 20h (sauf le mardi)
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